Bonjour Julien,
Dimanche je me suis arrêté à Collioure pour voir votre exposition au musée.
Alors que la tramontane se faisait violente et que le ciel n’invitait pas à la rêverie, j’ai passé un magnifique moment au milieu de ces baigneuses, de ces barques et de ces paysages.
Collioure a tellement été galvaudé, tellement stéréotypé, qu’il paraît presque impossible de le peindre sans tomber dans les clichés.
Et voilà que les parasols se font voiles latines, que le clocher capte une autre lumière que le fort Saint-Elme retrouve sa beauté brute.
J’ai particulièrement aimé les « Maisons sur les rochers ».
Les barques, alanguies sur le sable, un peu comme toutes ces naïades, ont une forme identique et pourtant différente à chaque fois, oubliées avec leur cargaison de souvenirs de pêche miraculeuses.
Sur beaucoup d’entre- elles, vous avez représenté cette petite fourche où l’on pose la rame et qui s’appelle une « Dame de nage »…
Enfin, toutes ces femmes fantasmées dont les attitudes si bien rendues alimentent le désir. Leur bikini est l’écrin brulant d’un érotisme suggéré.
Merci pour cette balade hors du temps dans votre Collioure.
Cordialement,
Jean-Michel Collet